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Ile de France - Grand Paris

  • Statut de Paris : au coeur du Grand Paris, faire de notre capitale une ville toujours plus agréable à vivre, attractive et capable de rivaliser avec les grandes métropoles mondiales

    702773164.jpgDepuis octobre, les groupes politiques et les maires d'arrondissement travaillent sur la question de l’évolution du statut de Paris en collaboration avec la préfecture de police et la préfecture de Paris et de la région Ile-de-France. Cette réforme vise à une simplification administrative, à une nouvelle répartition des compétences entre l'Etat et la Ville et au renforcement du rôle des maires d'arrondissement. Elle nécessite une modification législative. Le Parlement se prononcera d'ici la fin de l'année.


    Paris possède un statut particulier à plus d’un titre. Notre ville a toujours attiré la méfiance du pouvoir étatique. Alors que le principe de l’élection du maire a été instauré définitivement pour toutes les communes par une loi de 1882, la cité parisienne n’élit son maire que depuis la loi du 15 décembre 1975 (premières élections municipales en 1977). Depuis l’arrêté du 12 messidor an VIII (1er juillet 1800), les compétences en matière de police restent, pour l’essentiel, assurées par un préfet de police, autorité étatique nommée en Conseil des Ministres. Paris connaît également un découpage en arrondissements ayant à leur tête un maire, en vertu de la loi du 31 décembre 1982. Les vingt maires d’arrondissement ne sont pas des maires de plein exercice, Paris ne connaissant qu’un seul maire, le maire de Paris élu par et parmi l’assemblée municipale délibérante qu’est le Conseil de Paris. Les mairies d’arrondissement ont un pouvoir d’avis (subventions, urbanisme), un pouvoir de décision concernant les équipements de proximité à vocation éducative, sociale, culturelle, sportive et d’information de la vie locale de l’arrondissement.
    La structuration "à étage" de la municipalité parisienne se retrouve dans le mode de scrutin. Les listes municipales parisiennes sont composées par arrondissement : les conseillers de Paris (siégeant à la fois au Conseil de Paris et au conseil de l’arrondissement où ils sont élus) constituent le début des listes de candidats d’arrondissements. Par ailleurs, Paris est à ce jour la seule commune à être également un département : le maire de Paris est ainsi président du conseil général, et le Conseil de Paris est à la fois conseil municipal et conseil général, disposant des deux séries de compétences. La création de la Métropole du Grand Paris et des ses conseiller fait aussi inévitablement évoluer le rôle de Paris dans cette nouvelle instance.
    La nécessité d’organiser les relations entre Paris et les collectivités territoriales de la "zone dense" (essentiellement la Petite Couronne) est apparue récemment. Pour répondre à des besoins nouveaux des habitants (logement, transports, développement économique, etc.), il va falloir imaginer de nouvelles mutualisations de services publics.
    Les prochains défis sont donc de plusieurs ordres :
    - comment rendre la Ville de Paris toujours plus agréable à vivre, attractive et capable de rivaliser avec les grandes métropoles mondiales ?
    - comment créer une Ville avec un fonctionnement moderne, humain, efficace et acceptable par tous
    - comment, enfin, incarner, demain, la Ville de Paris et au-delà, le Grand Paris.

    A titre personnel, je suis pour une véritable refonte avec 3 grands axes :
    - L’élection au suffrage universel direct du maire de Paris
    - L’évolution de ses prérogative en matière de police
    - Donner au maire un véritable pouvoir économique


    Cette réflexion passe donc par un véritable débat sur le statut de Paris qui ne peut pas être absent de la future réforme territoriale. Et cette thématique doit être portée par les centristes, complétement légitime sur cette question. En effet, durant plus de 20 ans, les élus centristes parisiens ont été à la pointe de l’action publique avec, notamment le débat sur le statut de Paris en 1975 créant un maire à Paris..

  • Pollution: il est urgent de mettre en place un plan à l’échelle du Grand Paris

    7gMcNbW.gifParis était hier l'une des villes les plus polluées de la planète... Airparif annonçait que la pollution était, mercredi, de 90 sur un indice maximal de 100. Sur une échelle française qui compte 10 niveaux, la pollution était ainsi de 10 en Ile-de-France, un niveau pire que prévu. Et pourtant la circulation alternée n'est toujours pas mise en place. La préfecture de Paris ne l’a pas autorisé. Cela pose donc clairement le problème des compétences de la Ville de Paris. En effet, les élus de la majorités sont eux même impuissant face au gouvernement, pourtant de la même couleur politique« Nous demandons à ce que le gouvernement prenne des mesures à hauteur des enjeux de pollution. La situation se dégrade avec des dégâts sur la santé publique. (...) Les pouvoirs publics restent muets et ne disent rien" affirme même l’adjoint à l’environnement !

    Le problème des déplacements dans la capitale, tout comme d’autres, ne seront pas réglés, s'ils ne sont pas traités d'une façon globale. C'est à dire en liaison très serrée avec la région Ile de France. Chaque jour, en effet, près de  800 000 franciliens viennent travailler dans la capitale et parallèlement, plus de 300 000 parisiens vont travailler en banlieue.

    Certes la loi n'envisage pas aujourd'hui une dimension régionale pour résoudre ces problèmes de flux quotidiens. Certes la ville travaille en liaison avec les communes riveraines mais rien nous empêche de réclamer une autorité unique, peut être une communauté urbaine, afin d'appréhender la situation en amont. D'autant plus que la région est responsable des transports en Ile de France avec tous les problèmes financiers afférents à cette situation.

    Une autorité unique, il n'y a pas d'autre solution.

    Lutter contre la pollution tout en facilitant la vie des parisiens dans les déplacements, telle est bien aujourd'hui la problématique. La Ville de Paris doit être audacieuse et responsable. Pour n'avoir point eu de vision globale depuis le départ, mais des engagements idéologiques, nous nous trouvons aujourd'hui face à des embouteillages provoqués par des aménagements de voirie indépendants les uns des autres. Il apparaît donc que la politique de la ville pour lutter contre les nuisances qui était un souhait volontaire, se dilue jour après jour dans une guerre idéologique contre la voiture réduisant ainsi à néant les efforts demandés, avec raison, pour lutter contre cette pollution. Combien d'aménagements provoquent des embouteillages, facteur de nuisances, dans des avenues et des rues dont la circulation était fluide il y a encore quelques semaines ou quelques mois, sans oublier les engorgements des voies secondaires.

    La diminution des places de stationnement et de parking aggrave la situation. Ce qu'il faut au contraire c'est favoriser la création de parcs de stationnement autour de Paris et dans les gares franciliennes afin de permettre aux habitants de la région Ile de France de laisser leur voiture aux portes de la capitale. Mais il faut également créer des parkings résidentiels pour permettre aux parisiens de laisser leur véhicule en sous-sol et non pas en surface, puisque la ville veut récupérer l'espace pour d'autres formes de déplacements ou d'activités.

    A propos des déplacements dans Paris, la politique de l’actuelle majorité, ne peut réussir sans le concours de la RATP. Or aujourd'hui, force est de constater que celle-ci n'est pas à la hauteur. Le nombre d'autobus n'a pas été augmenté alors que les couloirs de bus ont été créés sur la chaussée afin de faciliter leur circulation. Par ailleurs, le métro est sans cesse stoppé par "des incidents techniques" des pannes et autres arrêts qui portent préjudice à la réputation de la régie. Telle est bien la question qui est posée pour mettre en œuvre l'efficacité d'un plan de circulation qui veut valoriser les transports en commun