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Paris - Page 4

  • Les futurs JO doivent être un projet fédérateur pour le Grand Paris

    INFe6fc097c-e1b5-11e4-8d7e-20191f846b73-805x700.jpgLa ville de Paris a donné lundi son feu vert à une candidature de la capitale française pour l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024. C’est une étape décisive avant son entrée en lice officielle, a priori en juin

    L’ensemble des groupes ont approuvé le vœu de la maire de Paris proposant que la Ville s'engage "pleinement" en faveur d'une candidature.

    Je suis pleinement favorable à cette candidature. Et comme l’a souligné le président du groupe centriste, ces JO doivent être un "projet fédérateur pour le Grand Paris", et qu'ils permettent de répondre "aux fractures territoriales" de la métropole.

    Bien évidemment, les Verts, eux, ont émis des réserves….

    Ces jeux peuvent être l’acte I du Grand Paris. En effet, pour exister pleinement, le Grand Paris doit orchestrer de grands projets populaires et fédérateurs. Il doit avoir un sens, une identité. Les JO sont, à n’en pas douter, une très belle opportunité ! La réussite du projet du Grand Paris est majeure pour l'avenir de notre pays, son développement économique et, donc, celui de l’emploi.

    Et notre arrondissement, avec le futur Bercy Arena, sera un lieu majeur de cette fête du sport !

  • L’avenir de la petite ceinture divise la majorité PS/PC/Verts

    Petite_ceinture_12e.jpgAlors qu’Anne Hidalgo et Guillaume Pépy, le président de la SNCF, ont signé un accord pour rendre plus largement accessible la Petite Ceinture aux Parisiens, des voix discordantes se sont élevées dans la majorité municipale. En effet, hier matin, les communistes ont mobilisé leurs troupes pour appeler à préserver la vocation ferroviaire de cette ancienne voie de chemin de fer de 32 km partiellement désaffectée. Comme tu le monde le sait, ils sont favorable au retour du train sur la petite ceinture. Depuis de longues années, cet espace est abandonné. Aucune décision franche n’a été prise de la part de la Mairie de Paris et de la majorité du 12eme (très divisée sur l’avenir de cet espace). Il est du reste étonnant, après 14 ans de gestion, de ne pas avoir eu un projet global sur une telle emprise !

    Du reste, la position de l’extrême gauche, complétement intégrée dans la majorité municipale n’est pas nouvelle. En 2013, dans une tribune publiée par le journal municipal intitulée «Pourquoi faut-il maintenir les rails sur la petite ceinture » le président du Parti de Gauche du 12e entamait son propos de la façon suivante « L’activité ferroviaire sur la petite ceinture doit reprendre. ». Au moins, c’est clair ! En résumé, il proposait de réactiver la petite ceinture pour les transports de marchandises. Cette position, complétement incompatible avec ses alliés PS et Verts ne les as pas empêcher de faire liste commune aux dernière élections municipales…. Quand les intérêts personnels et partisans prime sur les convictions…. Maintenant que va faire le PC ? Rester dans cette majorité pour quelques postes ? Aller jusqu’au bout de ses idées et la quitter ?

    L’avenir de la petite ceinture à Paris, et dans le 12eme plus particulièrement est l’un des dossiers majeurs de la mandature. Il faut une majorité soudée pour porter ce projet. C’est tout l’inverse qui est en train de se passer. Pour mémoire, voici ce qu’affirmait la liste PS/PC/Vert en 2001 :  «Notre programme est clair : nous ferons de la petite ceinture une coulée verte irréversible avec un cheminement piétonnier et cyclable, des espaces verts, des jardins familiaux, des aménagements pour les habitants » Le Parisien 15 mars 2001. 14 ans après, nous en sommes à une signature avec la SNCF et une majorité fissurée au grand jour !

  • Pollution: il est urgent de mettre en place un plan à l’échelle du Grand Paris

    7gMcNbW.gifParis était hier l'une des villes les plus polluées de la planète... Airparif annonçait que la pollution était, mercredi, de 90 sur un indice maximal de 100. Sur une échelle française qui compte 10 niveaux, la pollution était ainsi de 10 en Ile-de-France, un niveau pire que prévu. Et pourtant la circulation alternée n'est toujours pas mise en place. La préfecture de Paris ne l’a pas autorisé. Cela pose donc clairement le problème des compétences de la Ville de Paris. En effet, les élus de la majorités sont eux même impuissant face au gouvernement, pourtant de la même couleur politique« Nous demandons à ce que le gouvernement prenne des mesures à hauteur des enjeux de pollution. La situation se dégrade avec des dégâts sur la santé publique. (...) Les pouvoirs publics restent muets et ne disent rien" affirme même l’adjoint à l’environnement !

    Le problème des déplacements dans la capitale, tout comme d’autres, ne seront pas réglés, s'ils ne sont pas traités d'une façon globale. C'est à dire en liaison très serrée avec la région Ile de France. Chaque jour, en effet, près de  800 000 franciliens viennent travailler dans la capitale et parallèlement, plus de 300 000 parisiens vont travailler en banlieue.

    Certes la loi n'envisage pas aujourd'hui une dimension régionale pour résoudre ces problèmes de flux quotidiens. Certes la ville travaille en liaison avec les communes riveraines mais rien nous empêche de réclamer une autorité unique, peut être une communauté urbaine, afin d'appréhender la situation en amont. D'autant plus que la région est responsable des transports en Ile de France avec tous les problèmes financiers afférents à cette situation.

    Une autorité unique, il n'y a pas d'autre solution.

    Lutter contre la pollution tout en facilitant la vie des parisiens dans les déplacements, telle est bien aujourd'hui la problématique. La Ville de Paris doit être audacieuse et responsable. Pour n'avoir point eu de vision globale depuis le départ, mais des engagements idéologiques, nous nous trouvons aujourd'hui face à des embouteillages provoqués par des aménagements de voirie indépendants les uns des autres. Il apparaît donc que la politique de la ville pour lutter contre les nuisances qui était un souhait volontaire, se dilue jour après jour dans une guerre idéologique contre la voiture réduisant ainsi à néant les efforts demandés, avec raison, pour lutter contre cette pollution. Combien d'aménagements provoquent des embouteillages, facteur de nuisances, dans des avenues et des rues dont la circulation était fluide il y a encore quelques semaines ou quelques mois, sans oublier les engorgements des voies secondaires.

    La diminution des places de stationnement et de parking aggrave la situation. Ce qu'il faut au contraire c'est favoriser la création de parcs de stationnement autour de Paris et dans les gares franciliennes afin de permettre aux habitants de la région Ile de France de laisser leur voiture aux portes de la capitale. Mais il faut également créer des parkings résidentiels pour permettre aux parisiens de laisser leur véhicule en sous-sol et non pas en surface, puisque la ville veut récupérer l'espace pour d'autres formes de déplacements ou d'activités.

    A propos des déplacements dans Paris, la politique de l’actuelle majorité, ne peut réussir sans le concours de la RATP. Or aujourd'hui, force est de constater que celle-ci n'est pas à la hauteur. Le nombre d'autobus n'a pas été augmenté alors que les couloirs de bus ont été créés sur la chaussée afin de faciliter leur circulation. Par ailleurs, le métro est sans cesse stoppé par "des incidents techniques" des pannes et autres arrêts qui portent préjudice à la réputation de la régie. Telle est bien la question qui est posée pour mettre en œuvre l'efficacité d'un plan de circulation qui veut valoriser les transports en commun

  • Police municipale à Paris : un projet porté depuis toujours par les centristes parisiens

    images2.jpgÀ la différence des autres communes françaises, la sécurité de Paris n’appartient pas au maire, mais au préfet de police. Cette particularité s’explique en partie par la centralisation dans la capitale de quasiment tous les leviers de commande de la nation, mais aussi par une sorte de tradition. Car c’est seulement en 1977 que des élections municipales y ont été organisées. Une loi de 1986 a cependant restitué au maire de Paris certaines responsabilités : la police de la voirie (salubrité de la voie publique, sécurité des foires, des marchés…) et la conservation du domaine public. Puis une loi de 2002 lui a aussi confié la police municipale en matière de bruits de voisinage et une compétence pour ce qui concerne la circulation et le stationnement (avec certaines restrictions).

    Le maire de Paris dispose d'ailleurs de fonctionnaires - auxquels on ne veut surtout pas donner le nom de policiers : les inspecteurs de sécurité de la Ville de Paris. Longtemps, ceux-ci se sont plaints d’être sous-employés. D’ailleurs, la contribution de la Ville a représenté près de 50% du budget de la préfecture de police…

    images.jpgEn août 2013, Anne Hidalgo déclarait sur Europe 1  "Je suis très opposée, à Paris, à la mise en place d'une police municipale" en expliquant que la coopération entre la Ville de Paris et la préfecture fonctionnait parfaitement bien…. Je suis persuadé que ces propos sont décalés et d’un autre temps. Et aujourd’hui le débat est simple : ou bien on laisse les choses en état, ou le parlement décide, enfin, de créer une véritable police municipale. Et il y a urgence car la construction de la métropole du Grand Paris appelle à un changement de gouvernance en matière de police. En outre, dès 2016, la ville fixera le montant des amendes de stationnement. Un pas de plus dans l'approfondissement de son pouvoir « décisionnel » de police, qui accentuera le grand écart entre autorité politique et financière municipale et autorité fonctionnelle préfectorale.

    Depuis des années, les centristes parisiens portent ce projet de création de police municipale à Paris. Ce sont les seuls, depuis 1977 et la création du statut actuel de Paris, à n’avoir changé d’avis.  La sécurité et la prévention au cœur de nos quartiers sont les 2 axes fort de cette réforme. Nous pouvons imaginer que l’ancrage des futurs agents de la police municipale dans chaque arrondissement pourra favoriser l'efficacité de leur action.

    La création de cette police doit automatiquement passer par un changement du statut de Paris. Il faut une nouvelle loi. Celle-ci sera d’autant plus simple à adopter si, bien entendu, les parlementaires sont convaincus de cette évolution. Les parlementaires centristes doivent porter ce projet, relayé par les élus parisiens.

  • Un contrat Parisien de Prévention et de Sécurité pour, enfin, agir contre les insécurités ?

    secu.pngLundi soir, lors du conseil d’arrondissement du 12eme, sera évoqué une communication concernant le contrat Parisien de Prévention et de Sécurité 2015-2010 (CPPS). Cependant on ne le répétera jamais assez ; à Paris, le Préfet de police exerce les fonctions dévolues aux maires des communes de plein exercice et, à ce titre, il dispose à ce titre d’un pouvoir de police administrative générale,  de pouvoirs de polices administratives spéciales dans les domaines de la circulation et du stationnement mais aussi en matière de protection civile. Fort de ce constat, c’est la raison pour laquelle, je suis favorable à une révision de la loi dites PLM et donc du statut de Paris donnant des pouvoirs de police au Maire de Paris. Cependant, dialoguer avec la Préfecture de Police de Paris pour mettre en place des équipes de police fidélisées, renforcées et plus proches du terrain et des citoyens devra être un projet et un objectif commun.

    En attendant, la sécurité et la protection des habitants du 12ème et des biens, doivent faire l’objet d’une action prioritaire de l’équipe municipale.

    A partir des Conseils de quartiers et en concertation avec ceux-ci, nous pouvons mettre en place des référents en charge de la sécurité, que nous réunirons tous les trimestres pour un rapport qui permettra un dialogue avec la Préfecture de Police dans le but d’obtenir de meilleurs résultats en partenariat avec la police de proximité. Nous pouvons aussi faire vivre le contrat local de sécurité signé en mai 2003 et nous devons demander entre autres aux bailleurs sociaux, de participer davantage à l’amélioration de la sécurité des immeubles. Trop de cambriolages pourraient être évités avec des moyens de protection d’entrées des immeubles mieux adaptés. Compte tenu de l’importance de la sécurité et de la prévention de la délinquance, nous pourrions organiser 4 à 5  rencontres annuelles du Comité de Sécurité et de Prévention de la Délinquance.

    Concrètement, la mairie du 12eme (et donc la Mairie de Paris) doit par exemple agir pour demander davantage d’effectif de police à affecter dans le quartier de la Gare de Lyon. Le déménagement de la foire du Trône de la pelouse de Reuilly, source de délinquance et d’insécurité est aussi une solution pour tranquilliser le quartier de la Porte Dorée. Enfin, en concertation avec tous, nous souhaitons développer la vidéo surveillance.

    La sécurité, doit être, plus que jamais, une priorité.

  • Hausse de la taxe de séjour pour les hôtels parisiens : un coup dur pour l’attractivité de la capitale

    488491494.jpgA l’occasion du Conseil de Paris, 2 délibérations ont été approuvées concernant les taxes de séjour réglées par les hôtels à Paris :
    - en retenant le montant maximum de la taxe de séjour prévu par la Loi de finances 2015, en maintenant une taxe forfaitaire et en diminuant l’abattement à seulement 10 %, contre 40 % actuellement.
    - en instaurant une taxe supplémentaire dite « taxe additionnelle départementale » de 10%.
    Cette décision de la ville de Paris, lourde de conséquences pour le secteur hôtelier parisien et l’attractivité touristique de la capitale, entrainera à compter du 1er mars prochain, une augmentation de la collecte des taxes de séjour de plus de 120 % en pleine crise économique.
    Avec un taux forfaitaire d’occupation de 90 %, les hôteliers parisiens devront payer une taxe de séjour même sur les chambres vacantes puisque le taux moyen réel d’occupation est de 80 %. Concrètement, cette taxe qui rapportait 40 millions d’euros en 2014, va ponctionner 50 millions supplémentaires à l’industrie hôtelière, soit une augmentation de plus de 120 %.
    En outre, la décision prévoit l’instauration d’une taxe de séjour additionnelle, dite « départementale » de 10%, soit 8 millions d’euros supplémentaires payés par les hôteliers parisiens. Les hôteliers parisiens qui subiront une taxe de séjour la plus forte des capitales européennes, s’insurgent que grâce à des mécanismes subtils, mais masqués et sans aucune concertation avec les professionnels, la ville de Paris a plus que doubler le coût de la taxe de séjour pour les hôtels et à impacter toutes les catégories.

    L’instauration de cette hausse  prise sans concertation avec les professionnels est de plus complètement contradictoires avec l'engagement solennel pris par l’exécutif de stopper l'alourdissement inconsidéré des taxes. Cette hausse est un mauvais coup porté à l’attractivité de notre ville capitale. Certains hôteliers de notre arrondissement m’ont fait part de leur désarroi et de leur ras de bol face à cette incompréhension. Nombreux sont les hôteliers qui mettent en avant la contradiction totale avec l'esprit de dialogue qui a guidé les travaux des Assises du Tourisme et dont les conclusions, rendues publiques il y a moins d'une semaine, reconnaissaient la nécessité de soutenir la compétitivité du tourisme. Il existe de nombreux hôtels dans notre arrondissement, idéalement placés pour accueillir les touristes qui souhaitent découvrir Paris et sa Région. C’est, une nouvelle fois, un mauvais coup porté sur cette activité.

  • Une journée sur le terrain dans le 12eme arrondissement, à la rencontre des habitants, des commerçants et du monde éducatif

    boulle.jpgSamedi, j’ai commencé ma journé sur le terrain en me rendant aux portes ouvertes de l’Ecole Boulle, rue Pierre Bourdan Cet établissement public d'enseignement est à la fois une école supérieure des arts appliqués et un lycée des métiers d'art, de l'architecture intérieure et du design. Haut lieu d’éducation artistique français et européen, l’École Boulle, première école de France pour l’enseignement des métiers d’art et des arts appliqués, est une institution résolument tournée vers l’avenir. Ouverte sur le monde, engagée dans la transmission de ses savoirs, elle aide ses élèves à construire leur futur tant personnel que professionnel. Aux prémices du XXIe siècle, les techniques classiques trouvent de nouveaux échos grâce à l’informatique et aux médias d’aujourd’hui, créant des champs d’application innovants. L’enseignements’adapte au courant contemporain et perpétue rigueur et créativité, faisant ainsi de l’École Boulle un véritable « conservatoire du geste et un laboratoire d’innovations ».

    L’école, née en 1886 à une véritable histoire avec notre arrondissement qui fut durant de très longues années, le quartier de la création et de l’artisanat. Au total, l’école compte 1050 étudiants, dont environ 400 en design. Le rapport avec l’industrie est aujourd’hui indispensable. L’école attache donc dans la formation, une grande importance aux liens qui peuvent se développer avec des partenaires industriels. Ils constituent en effet un débouché « naturel » pour les étudiants. Ledesign est partout, c’est pourquoi l’École Boulle est en prise sur le monde. Les partenaires industriels (et institutionnels ou culturels) font de plus en plus appel aux écoles pour recruter des stagiaires, et la dimension technologique, pratique et commerciale de leur formation est donc indispensable. À cet effet, l’école Boulle devra prendre toute sa place dans le un projet indispensable à notre arrondissement : créer le pôle des métiers d’art dans le quartier des XV/XX, berceau de la création et de l’innovation.

    terrain Porte dorée.jpgJe me suis ensuite rendu dans le quartier de la Porte Dorée à le rencontre des habitants et des commerçants. Je connais bien ce quartier du 12eme. Si beaucoup reconnaissent que le quartier est très agréable, un sujet les préoccupe tous : l'avenir de la petite ceinture. En effet, de nombreux riverains et acteurs locaux sont très attachés à ce futur projet, complètement à l’arrêt et sans perspective depuis 2001. L’extrême majorité des habitants est favorable à la création d’un espace vert type « coulée verte ». Les échanges avec les riverains rencontrés vont dans le même sens. En revanche, ils sont exaspérés par la Foire du Trône et les désagréments qui s’accompagnent : problèmes de circulation, de stationnement et d’insécurité. Nous l’avons affirmé à plusieurs reprises : nous sommes pour un départ de cette fête et la mise en place d’un vrai projet d’avenir et d’attractivité pour le bois de Vincennes.

    po.jpgJ’ai enfin été, comme tous ans aux portes ouvertes du collège Sainte Clotilde et du Lycée professionnel Elisa Lemonnier. J’ai pu échanger avec la direction, les enseignants mais aussi certaisn habitants du 12eme.

    Plus que jamais, c’est en étant présent sur le terrain, avec une équipe compétente, en allant à la rencontre des habitants du 12eme, en connaissant les problèmes que nous serons crédibles pour porter un projet innovant pour l’arrondissement !

  • Paris et la région Ile de France ne font plus rêver les trentenaires

    untitled.jpgUne étude publiée par le magazine Challenge évoque la perte de vitesse de la ville de Paris mais aussi de la région Ile de France.

    En effet, d’après une étude de l’Insee et de l’Institut d’urbanisme d’Ile-de-France publiée en janvier, l’emploi y progresse moins vite depuis plusieurs années que dans les sept autres régions françaises qui comprennent plus d’un million d’actifs (Rhône-Alpes, mais aussi Paca, Nord-Pas-de-Calais, Pays de la Loire, Aquitaine, Bretagne et Midi-Pyrénées). “Le nombre de départs de l’Ile-de-France vers la province est très nettement supérieur à celui des arrivées de la province”, note ainsi les auteurs de l’étude “Ile-de-France à la page” .  L’écart se resserre, donc, entre Paris et la province. On estime à 200.000 le nombre de franciliens qui déménagent en régions chaque année. Car le problème numéro un, est bien celui du logement.  Le pouvoir d'achat immobilier des ménages franciliens a fortement baissé entre 1998 et 2010. En douze ans, la baisse atteint 39 % à Paris. En 2010, seulement 27 % des ménages parisiens étaient en capacité d'acheter un bien immobilier correspondant à leurs besoins à Paris, contre 44 % en 1998. Un taux de 44 % à Paris en 1998 signifie qu'à cette date 44 % de l'ensemble des ménages étaient en capacité d'acheter un bien immobilier adapté : un studio, T1 ou T2 pour un célibataire ou un T4 ou T5 pour une famille avec trois enfants, par exemple.

    Une région en perte de vitesse

     

    La région Ile-de-France fait aussi fuir beaucoup de trentenaires qui ont ou vont fonder une famille. En cause d’abord, le prix de l’immobilier, déjà beaucoup plus élevé qu’en province, qui a flambé de près de 20% depuis 2010 quand les salaires ont progressé nettement moins vite. “Un grand nombre de Parisiens n’en peuvent plus d’être pressés comme des citrons dans les transports, de vivre à un rythme effréné au travail ou encore d’habiter dans de petites surfaces avec des enfants”, observe Karl Rigal. En province, la qualité de vie est meilleure (…) »

    Derrière ces chiffres et ces tendances, c’est en fait du Grand Paris dont il est question. Il faut donner , maintenant, un sens au Grand Paris, sensibiliser d’abord les franciliens et faire en sorte que les politiques soient enfin les moteurs du Grand Paris. Ils doivent sortir de ces luttes d’influences et administratives….. Logement, infrastructures routières et ferroviaire, aménagement du territoire, dynamisme, création d’emplois… les sujets sont nombreux et globaux. C’est maintenant une question de volonté ! Ce sera, nous en sommes persuadé, la seule façon de faire de Paris et de l’ile de France, une région attractive dans laquelle il fera bon vivre !

  • Création d’espaces de travail « coworking » : encourager l’échange et la créativité.

    coworking.jpgA l’automne 2014, dans le cadre de la consultation sur le budget participatif, les Parisiennes et Parisiens ont voté pour le projet de création d’espaces de coworking étudiants – entrepreneurs. Le coworking est un type d'organisation du travail qui regroupe deux notions : un espace de travail partagé, mais aussi un réseau de travailleurs encourageant l'échange et l'ouverture.Le coworking est aussi né du besoin d’échange de la communauté grandissante des indépendants. Ils se retrouvent dans un espace où ils travaillent ensemble mais pour des clients distincts, dans un environnement stimulant, sans hiérarchie, sans compétition, sans politique et un cadre convivial. En 2008, il n’y en avait encore qu’un seul: La Cantine devenue en octobre dernier le Numa lors de son déménagement au 39 rue du Caire (2e). Il en existe aujourd’hui 66.

    Sans attendre ce vote sur le budget participatif, nous avions porté cette idée durant la campagne des élections municipales. Nous souhaitions, notamment, réutiliser une partie de l’ancien magasin Surcourf, avenue Daumesnil, pour créer ce genre de locaux.

    Ainsi, pour réaliser ces lieux de travail collaboratif (un budget de 2 millions d’euros est prévu), la Ville de Paris lance un appel à manifestation d’intérêt.
    Universités, écoles, associations, entreprises, incubateurs..., sont invités à présenter leurs projets d’ici le 27 février 2015 !

    Cet appel à manifestation d'intérêt s’adresse à des porteurs de projets finalisés ou à des structures ne disposant pas d’un projet abouti mais qui souhaitent valoriser un lieu en créant un coworking étudiants – entrepreneurs.

    Les porteurs de projets intéressés doivent envoyer leur dossier, par voie électronique (maud.berthier@paris.fr).

  • Samedi….Porte de Vincennes

    matin10.jpgNotre arrondissement a été directement touché par les événements dramatiques qui se sont déroulés vendredi, Porte de Vincennes. C’est tout un quartier qui durant de longues heures a vécu dans l’angoisse et la peur. Habitants, commerçants mais aussi écoliers ont été les témoins de ce drame. Dans une note en date du 8 janvier, j’ai exprimé mon sentiment concernant cette attaque qui à touché notre pays.

    C’est pour raison pour laquelle dès vendredi, en début de soirée, je me suis rendu boulevard Soult et cours de Vincennes afin de rencontrer et soutenir les riverains qui ne pouvaient pas rentrer chez eux en raison du périmètre de sécurité dû aux événements de la Porte de Vincennes. Je tiens à souligner le rôle important joué par tout le personnel des écoles de la Ville de Paris qui durant de longues heures ont géré les enfants coincés dans les établissements scolaires.

    Le samedi matin, je me suis rendu sur le marché cours de Vincennes mais aussi directement Porte de Vincennes, dans la rue Élie Faure, afin d’échanger avec les riverains et les commerçants. Une très grande émotion était palpable sur le marché mais aussi dans les rues, toutes proches du drame. Rue Élie Faure, l’immeuble en face de l’hyper cacher, j’ai longuement parlé avec de nombreux habitants. À tous, mon message fut le suivant : le 7 janvier 2015, c’est notre pays, ses fondements, ses valeurs qui ont été attaqués. Face à la barbarie, il n’y a pas de meilleure réponse que le rassemblement des hommes et des femmes qui partagent la même émotion et aspirent à la tolérance et au respect. Ces terroristes ne pourront jamais, jamais, nous ôter ces valeurs. De nombreux riverains souhaitaient se mobiliser pour défendre ces valeurs, dimanche, mais aussi demain.

    am10.jpgEt parce que la vie continue, je me suis rendu dans le quartier de Bercy. J’avais rendez-vous avec les responsables du tunnel des artisans, situé au bout de la rue Baron Le Roy. Le tunnel fait partie intégrante du fortin à l'angle de Bercy, du musée d'arts forains et de la rue piétonne du quartier Saint-Émilion. Depuis plus de 200 ans le tunnel est utilisé par des producteurs, artisans et habitants de Paris. Le collectif Baron Le Roy, l'association du tunnel des artisans et les habitants du quartier se mobilisent pour la rénovation du tunnel du 86 rue Baron Le Roy dans le XIIe arrondissement, symbole du projet Bercy-Charenton. Pendant plus d’une heure, nous avons fait le tour de cet ensemble et réfléchi aux projets qui devront, demain, faire de ce tunnel, l’axe central du futur aménagement de ce quartier. C’est un patrimoine extraordinaire qui doit être au cœur de cette réhabilitation ! Nous ferons prochainement des propositions.

    2015-01-11T151037Z_363055759_LR2EB1B165E61_RTRMADP_3_FRANCE-SHOOTING_0.jpgIMG_0952.jpgEnfin, dimanche, j’étais, comme des milliers de parisiens à la marche Républicaine avec des habitants de notre arrondissement. Une marée humaine de 1,6 million de manifestants qui a battu le pavé parisien Un moment exceptionnel de mobilisation. Cette marche est aussi à mes yeux, le premier acte fort de l’Europe politique. Jamais depuis 1945 (à l’exception de la chute du mur de Berlin en 1989) les Européens ne s’étaient autant mobilisés pour porter et défendre nos valeurs communes : la liberté et la démocratie.